Allongée contre toi, je pourrais savourer 

la Sonate Arpeggione et les huit impromptus

ou cette symphonie toujours inachevée.

 

J’aime tant t’écouter écouter mon amour

toi qui as dans la tête tous ces sons mystérieux

que je ne peux entendre.

 

Ta main bat la mesure et tes yeux sont fermés

je n’ai que deux oreilles et ce n’est pas assez

et puis je te regarde, et cela me distrait.

Je t’aime à en pleurer, Schubert n’y est pour rien

qui joue à quatre mains cette autre Fantaisie

qui n’est pas vagabonde.

 

Tu n’es pas là ce soir et que Frantz me pardonne

si je ne trouve pas son Fa mineur heureux

et si je ne veux pas d’un voyage en hiver.

 

Il y a des jours parfois

— quand je t’aime un peu trop –

où je ne l’aime pas. 

Sérénade

2020

© 2018 by catherine etchepare 

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