Jour de fête

C’est encore un dimanche ou un jour tout pareil

qui se traîne et s’ennuie, qui se languit de tout

un de ces jours de rien ou de si peu de chose

qu’on peut se demander s’il fallait qu’on s’éveille

 

C’est un de ces moments qui ne veut pas finir

chapelet de corvées, de peines qui s’imposent

s’étirant tout du long sans qu’on en voit le bout

vers le creux de la vague qui veut nous engloutir

 

Le soleil est trop chaud trop haut pour un matin

l’après-midi n’a pas envie de promenade 

le livre et son histoire me sont tombés des mains

et cette symphonie qui me retient captive 

 

Je la croyais moins triste, plus enlevée, plus vive

ses accents sont trop forts, son rythme trop pesant

je ne veux plus de chants et plus de sérénade 

la musique me brise le coeur et les tympans

Le silence, le vide, le zéro absolu  

voilà à quoi j’aspire, ce que mon coeur réclame

n’être plus jamais moi, ne pas t’avoir connu

au repos, à l’oubli, abandonner mon âme

Ou d’un dimanche l’autre, sans craindre la défaite

sans espoir et sans rêves, sans aucun souvenir

aller de l'aube au soir vers une nuit parfaite

m’étendre auprès de toi, doucement m'assoupir

2020

© 2018 by catherine etchepare 

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