Le mari de ta femme

Faut croire que j’aime ça

tout ce grand brouhaha

ce truc obsessionnel

avoir le coeur brisé

te savoir infidèle

faire enfin ma jalouse

me la jouer solo

être une vraie ventouse

pleurer à gros sanglots

 

Faut croire que j’aime ça

ramasser les morceaux

que tu laisses tomber

les carrés de choco

que tu as grignoté

t’attendre en bas de la rue

languir d’amour pour toi

partir sans t’avoir vu

jamais t’avoir à moi

 

Faut croire que j’aime ça

tomber dans le mélodrame

composer des romances

au mec d’une autre femme

me tromper d’existence

me bercer de mensonges

rester seule en exil

me noyer dans des songes

et des pensées fragiles

Faut croire que j’aime ça

c’est pas sans conséquence

je tangue, tu oscilles

ça manque de consistance

c’est vraiment pas facile

remonter à l’échelle

m’élancer après toi

qui tires les ficelles

ne pas avoir le choix

Faut croire que j’aime ça

quand tu me veux soumise

je remonte la gamme

des caresses exquises

j’accepte l’amalgame

mais je pourrais craquer

devenir criminelle

vouloir t’assassiner

te brûler la cervelle

Tu peux me croire, j’aime ça

Si jamais je m’enflamme

je pourrais me déprendre

abandonner mon âme

à qui voudra me prendre

faire la demoiselle

me faire payer des diam’s

et sans rester fidèle

me prendre… pour Madame.

© 2018 by catherine etchepare 

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